Condition des saisonniers : il y a urgence! Action simultanée « Arbre de Noël »

URGENT / COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Condition des saisonniers : il y a urgence!

Action simultanée « Arbre de Noël »

Version PDF du communiqué de presse

29 novembre 2018 – Ça va être Noël bientôt… Mais ce ne sera pas le même Noël pour tout le monde! C’est le message envoyé par une coalition réunissant des groupes de chômeurs de la Péninsule Acadienne, de Charlevoix, de la Côte-Nord et des syndicats de cette dernière région ainsi que du Bas-St-Laurent, qui sont allés planter un sapin de Noël devant les bureaux de chômage de Rimouski, La Malbaie, Forestville, Baie-Comeau, Sept-Iles, Tracadie-Sheila, Miramichi, Caraquet, Shippagan et Richibouctou, en ce 29 novembre, afin de rappeler la condition des travailleurs et travailleuses de l’industrie saisonnière.

Particulièrement dans les régions soulignées, mais ailleurs au Québec et au Canada aussi, des populations entières vivent et travaillent en fonction d’une économie saisonnière qui laisse de nombreuses personnes en situation de chômage à la fin de la saison. Pour nombre d’entre eux et d’entre elles, il est souvent difficile de se qualifier aux prestations d’assurance-emploi en raison de règles fondées sur des régions administratives au découpage arbitraire qui déterminent l’admissibilité mais aussi le nombre de semaines de prestations accordées qui va d’ailleurs en diminuant.

De nombreuses personnes, des familles entières, devront vivre très bientôt avec la réalité du « trou noir », c’est-à-dire se retrouver sans prestations de chômage, ni travail avant la reprise de la prochaine saison. Les difficultés sont réelles. Énormes. Et les dernières mesures du gouvernement, si elles ont représenté un pas dans la bonne direction en accordant 5 semaines de prestations supplémentaires aux saisonniers de 13 régions désignées au Canada, demeurent insuffisantes. « La période des Fêtes, synonyme de plaisir et d’abondance pour la majorité, permettra peut-être à cette même majorité de prendre conscience de la pauvreté qu’engendre le trou noir pour les travailleurs saisonniers de la région. Dans un pays aussi riche et développé que le Canada, cette situation est tout à fait inacceptable et doit changer. Le gouvernement a tout ce qu’il faut pour agir. Qu’attend-t-il ? » a indiqué Line Sirois d’Action-Chômage Côte-Nord en marge de l’activité de mobilisation organisée aujourd’hui au bureau de Service Canada.

Pour Julie Brassard, du Mouvement Action-Chômage de Charlevoix, « il faut faire plus, il faut protéger nos régions, protéger l’industrie saisonnière, protéger notre monde ; l’hiver, il n’y a pas d’autres emplois disponibles ici, il faut s’assurer que les gens aient suffisamment de prestations de chômage jusqu’à la reprise de l’emploi. Ces 5 semaines de plus sont un bon début, mais ce sera insuffisant pour vraiment régler le problème. Des gens vont continuer à vivre le trou noir ».

Fernand Thibodeau, du Comité d’action sur l’assurance-emploi pour les travailleurs saisonniers du Nouveau-Brunswick, souligne la proposition mise de l’avant par la Coalition Québec-Nouveau-Brunswick : « Nous voulons que les régions qui vivent avec une économie saisonnière soient déclarées régions protégées et que les saisonniers de ces régions bénéficient de mesures d’exception :

  • avec un critère d’admissibilité fixé à 420 heures
  • une période de prestations suffisante pour éviter le trou noir, avec un plancher de 35 semaines, et un diviseur fixé à 12. »

Une alliance entre le Québec et le Nouveau-Brunswick a été formée pour revendiquer ce statut de « régions protégées » auprès du ministre responsable du programme d’assurance-emploi, l’Honorable Jean-Yves Duclos, ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social.

Pour Guillaume Tremblay et Nancy Legendre, respectivement président et présidente du Conseil Central CSN Côte-Nord et du Conseil Central CSN du Bas-Saint-Laurent « la condition des saisonniers est l’affaire de tous. C’est un enjeu économique pour nos régions, d’où l’urgence d’y apporter une solution porteuse et permanente. »

Les deux dirigeants syndicaux nous rappellent d’ailleurs que « les deux tiers des saisonniers vivent dans l’Est du Canada, parce que l’industrie saisonnière, pour l’essentiel, se trouve dans l’Est du Canada, et principalement dans un certain nombre de régions, comme la Péninsule Acadienne, la Côte-Nord, Charlevoix, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et d’autres. »

Depuis l’année dernière, nous assistons, dans ces régions, à une véritable mobilisation des saisonniers. MOBILISÉS parce qu’affectés par des protections insuffisantes en matière d’assurance-emploi; par une réalité dramatique qui s’appelle le trou noir; parce que l’emploi saisonnier s’impose aux règles qui dominent l’économie de ces régions; parce que fiers d’être des saisonniers, fiers de leur emploi, fiers de leur appartenance régionale, mais trop souvent abandonnés par les pouvoirs politiques.

À un an des prochaines élections fédérales, la mobilisation va aller en augmentant.

 

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Source :

Renseignements :

Line Sirois, 418-989-4339 / 581-323-1100

Julie Brassard, 418-617-1531

Guillaume Tremblay, 418-295-6722

Nancy Legendre, 418-750-9575

Fernand Thibodeau, 506-888-1363

Travailleurs saisonniers: unis pour trouver une solution « définitif » au « trou noir »

Source: Acadie nouvelle, 9 septembre 2018

Pierre Céré, Julie Brassard et Fernand Thibodeau ont plusieurs points en communu. Les trois sont connus dans leur région comme étant de grands défenseurs des droits des travailleurs saisonniers. Depuis plusieurs mois, ils essaient également d’obtenir un tête-à-tête avec Jean-Yves Duclos, ministre fédéral responsable du dossier de l,assurance-emploi.

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Trou noir : front commun de travailleurs du Québec et de l’Acadie

Référence: Ici Nouveau-Brunswick, 9 septembre 2018

Des travailleurs du Québec et de l’Acadie se sont unis samedi pour faire front commun contre le « trou noir » de l’assurance-emploi. Quatre cents travailleurs saisonniers se sont retrouvés à Inkerman, dans la Péninsule acadienne.

Pierre Céré, de Montréal, le porte-parole du Conseil national de l’assurance-emploi, était présent à la rencontre.

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Un pas dans la bonne direction… Mais il reste du chemin à faire !

Source
Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC)

MONTRÉAL, le 21 août 2018 /CNW Telbec/ – Le gouvernement canadien a annoncé hier la mise en œuvre d’un projet pilote visant les travailleurs et les travailleuses de l’industrie saisonnière de 13 régions du pays : douze d’entre elles étant situées dans l’Est du Canada, dont cinq au Québec. Ainsi entre le 5 août 2018 jusqu’au 30 mai 2020, ceux et celles qui se qualifient comme saisonniers dans ces 13 régions désignées pourront bénéficier d’une période de 5 semaines de prestations supplémentaires.

Nous constatons que le gouvernement prend acte de la réalité saisonnière du travail dans plusieurs secteurs économiques, et donc de la réalité du travail et du chômage pour des milliers et des milliers de nos concitoyens dans de nombreuses régions québécoises et des Provinces Atlantiques.

Il s’agit d’une mesure positive, mais le pas qui vient d’être fait devra se rendre plus loin. En effet, pour Line Sirois, directrice d’Action-Chômage de la Côte-Nord, et présidente du Conseil national des chômeurs et chômeuses, « il faut faire plus, il faut protéger nos régions, protéger l’industrie saisonnière, protéger notre monde ; l’hiver, il n’y a pas d’autres emplois disponibles ici, il faut s’assurer que les gens aient suffisamment de prestations de chômage jusqu’à la reprise de l’emploi. Ces 5 semaines de plus sont un bon début, mais ce sera insuffisant pour vraiment régler le problème. Des gens vont continuer à vivre le trou noir ».

Il reste du chemin à faire, et la solution réside probablement dans la désignation des régions connaissant une proportion plus forte de travailleurs et de travailleuses saisonniers par rapport à la population active totale comme « régions protégées » visant ainsi l’admissibilité et la durée des prestations.

C’est pourquoi, nous demandons un statut particulier de « régions protégées » pour les régions qui sont sont aux prises avec ces réalités saisonnières de l’emploi et du chômage.

SOURCE Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC)

Renseignements : Pierre Céré, 514 606-4074 ou 514-933-3553

Le Conseil national des chômeurs et chômeuses dénonce les semblants de mesures pour le monde saisonnier

Communiqué
Pour diffusion immédiate

 

 

Le Conseil national des chômeurs et chômeuses dénonce les semblants de mesures pour le monde saisonnier

Montréal, le mardi 27 février 2018 – Depuis de nombreuses années, et de façon pressante depuis l’automne dernier, les travailleurs et les travailleuses de l’industrie saisonnière ont porté à l’attention du gouvernement fédéral la situation dramatique dans laquelle ils se retrouvent. En effet, des milliers et des milliers de familles québécoises et canadiennes vivent ce que les premiers ministres du Québec et de l’Ontario, déjà à la fin des années 1990, qualifiaient de « trou noir », c’est-à-dire se retrouver sans revenu après la fin de trop courtes prestations d’assurance-emploi alors que l’emploi n’a pas encore redémarré.

Rappelons à cet effet que les deux tiers des travailleurs saisonniers qui sont aux prises avec cette cruelle réalité du trou noir vivent dans l’Est du Canada : 36% au Québec, 28% dans les provinces Atlantiques.

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On peut améliorer les tribunaux de l’assurance-emploi

par Pierre Céré

Article publié dans les médias:

Le Soleil, Point de vue, « On peut améliorer les tribunaux de L’assurance-emploi », le mardi 20 février 2018,
Le Quotidien, « Améliorer les tribunaux de l’assurance-emploi », le mercredi 21 février 2018 et
Acadie nouvelle, Mon opinion, « Assurance-emploi: il faut améliorer les tribunaux », le jeudi 22 février 2018

 

À chaque année, des milliers de personnes ayant bel et bien travaillé et cotisé se voient refuser leur droit à des prestations d’assurance-emploi. À Service Canada, on enquête! : fin d’emploi jugée litigieuse, disponibilité au travail, travail autonome… La liste des raisons d’enquête est longue et alambiquée.

Confronté à une décision défavorable, un citoyen doit franchir avec succès un processus de contestation, digne parfois des 12 travaux d’Astérix : révision administrative dans un premier temps et, le cas échéant, faire appel au Tribunal de la sécurité sociale (TSS). Ce dernier tribunal, administratif, comporte deux paliers. En place depuis 2013, il a créé un tel lot d’insatisfaction, particulièrement en ce qui a trait aux retards de traitement, que le ministère a commandé une étude à KPMG, qui a remis son rapport final en octobre 2017.

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OFFRE D’EMPLOI: Conseiller.ère en droit social

Le Comité Chômage de Montréal est à la recherche d’un.e
CONSEILLER.ÈRE EN DROIT SOCIAL
Poste régulier, temps partiel (2 jours/sem.)
(Version PDF de l’offre d’emploi)

Rôle

Sous la supervision du coordonnateur du CCM, le.la conseiller.ère en droit social participera au travail d’information et de défense des droits des chômeur.euse.s, par le biais d’un service téléphonique offert à la population, ou par des rendez-vous en personne aux locaux du Comité et l’ouverture de dossiers aux fins de représentation de personnes lésées dans leurs droits.

De plus, la personne engagée sera amenée à soutenir le travail organisationnel du Comité, que ce soit dans le cadre d’un travail de représentation de notre organisme, ou de soutien à des activités particulières, ou d’appui au travail de communications.

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La nouvelle édition 2018 du Petit guide de survie des chômeurs et chômeuses sort des presses le 1er mars prochain

Le « Petit Guide » est devenu au fil des années un outil de référence indispensable en matière d’assurance-emploi.

C’est un livre de 144 pages qui informe les gens de leurs droits, et qui fournit des outils pour mieux comprendre cette loi inutilement compliquée et, à plusieurs égards, inéquitable. Le Petit Guide est pratique et parsemé de conseils et d’exemples afin d’en faciliter la compréhension.

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Maximum assurable et taux de cotisation en 2018

Le salaire annuel assurable maximum est de 51 700$

La moyenne salariale maximale par semaine est de 994$

Le taux de prestations hebdomadaire maximal est de 547$

Le taux de cotisation en 2018 est de :

Canada : 1,66$

Québec : 1,30$ (+ cotisation au RQAP)

Cotisation au RQAP pour l’année 2018

Maximum assurable: 74 000$

Taux de cotisation:

  • Employé.e:  0,548%
  • Employeur.e: 0,767%